Yayème ou Village des Cocotiers est situé au sud-ouest du Sénégal, dans le Siné-Saloum. Il compte 2600 habitants, principalement d’ethnie et de traditions Sérère, parlant le sérère en langue maternelle, le wolof qui est issue du wolof et le français appris à l’école. Qu’ils soient de religion chrétienne ou musulmane, les yayémois partagent et respectent les croyances animistes sérères, avec leur dieu Roog et leur monde des ancêtres ou Pangol.

 

Lors de l’initiation, nommée Ndut (symbole doré et rouge) ou circoncision, les jeunes hommes, retirés dans le bois sacré, apprennent les valeurs et les coutumes sérères au travers de jeux et de chants. Ils terminent cette initiation par une cérémonie où ils sont vêtus en blanc.

Yayème malgré ses 2600 habitants n’a pas de conseil municipal élu, mais un conseil coutumier  traditionnel constitué d’anciens de différentes famille sous l’autorité du chef du village.  Lorsque le chef du village décède, le conseil choisit un nouveau chef sur ses qualités de cœur et sur sa bonne connaissance des traditions sérères. Administrativement, Yayème fait parti de la communauté rurale de Fimela, plus de 18000 habitants, qui est gérée par un conseil élu. C’est là que se trouve la gendamerie, le dispensaire santé, les lycées, la poste…

L’activité principale à Yayème est l’agriculture. Les travaux restent très manuels, avec pour les familles qui en ont les moyens, l’utilisation des petits chevaux locaux. Les yayémois cultivent principalement le mil et le riz pour leur alimentation, l’arachide pour en vendre les graines et les fannes pour nourrir leurs animaux. Les familles les plus aisées possèdent un troupeau de bovins surveillé par un berger. Après les moissons le chef du village autorise le pacage des champs, ce qui les débarrasse des végétaux et les enrichit des déjections. Avant les semailles le chef du village interdit l’accès des champs aux troupeaux. Alors les bergers emmènent les troupeaux plus loin dans la brousse et dans la forêt de palmier rhonier.

 

Dictons sérères (merci à Pagal  et à ses amis du dara Latir Basse qui nous les racontaient la nuit devant le feu).